À croire que j’aime les failles

Genre : Poésie
Autrice : Sylvie Bérard
Éditions Prise de parole

Jamais exactement là où elle devrait être, jamais attendue telle quelle, jamais tout à fait comme il faut. Ni d’eux, ni d’elles, ni d’iels, la voix poétique investit l’univers de la faille, cette imperfection qui devient ici un espace où repenser les possibles. Les trois suites poétiques du recueil sont tour à tour transgressives, grammaticales, joyeusement de guingois, et questionnent le matériau, celui avec lequel on forge une langue, celui contre lequel s’érodent les souvenirs.

La poésie de Bérard explore le queer, « peut-être le mot […] qui résume le mieux ce sentiment de ne pas totalement réussir à être comme il faut ». C’est de ce point de départ, l’impression d’être « un peu en avance ou en retard ou juste un peu à côté, de travers, à l’écart » que s’ouvre le chemin de l’écriture.

Après avoir remporté le prix de poésie Trillium 2018 avec Oubliez (Prise de parole), un magnifique premier recueil sur l’effacement, Sylvie Bérard démontre avec À croire que j’aime les failles qu’elle sait créer une poésie d’une grande puissance d’évocation.

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