Présence française dans le Haut Saint-Laurent ontarien (tome I)

Genre : essai
Autrice : Nicole V. Champeau
Éditions Presses de l’Université d’Ottawa
Dans cette ode au fleuve Saint-Laurent, depuis le lac Saint-François en remontant vers Cornwall (Pointe Maligne) jusqu’aux Mille-Îles, Nicole V. Champeau ravive le souvenir de sites engloutis depuis la construction de la Voie Maritime du Saint-Laurent et l’aménagement des rapides du Long Sault. À travers les écrits, les cartes, les siècles et les personnes qui ont sillonné les lieux, elle en dégage une véritable poésie de l’histoire.
Pointe Maligne. L’infiniment oubliée rappelle la magnifique chevauchée du Long Sault et les rapides troubles en amont — les glaces, les mouillages et les vents, les batteaux [sic] qui embardent, les passages effroyables, les bouillons qui sautent de 12 à 15 pieds de haut, les eaux violentes — pour que demeurent dans la psyché des lieux quelques traces de leur souvenir.
Isle aux deux Testes, Anse à la Mort, Isle au Diable, Pointe aux Herbes, Anse au Gobelest, Pointe au Citron, Anse au Corbeau, Isle à la Cuisse, Pointe aux Joncs, Isle aux Mille Roches, Isle aux Calots, Isle Magdeleine, Isle au Batteau, Isle aux Perches Pointe aux lièvres, Cabane aux noix, le Moulinet… autant de toponymes défilent sous la plume de Nicole V. Champeau pour qu’on en saisisse la beauté, parfois sombre.
Elle évoque ces noms : René de Bréhant de Galinée, Xavier de Charlevoix, les pères Ragueneau, Chaumont et Dablon, le comte de Frontenac, Robert Cavelier de La Salle, Pierre Esprit Radisson, Joseph-François Lafitau, le baron de Lahontan, le chevalier de la Pause, Gédéon de Catalogne, Pierre Pouchot de Maupas, Joseph-Gaspard Chaussegros de Léry.
À ce premier tome, publié à l’origine aux Éditions du Vermillon, s’est ajouté l’an dernier un second tome : Pointe Maligne, retrouvée par les textes : Présence française dans le Haut Saint-Laurent (Presses de l’Université d’Ottawa, 2023).
Pointe Maligne. L’infiniment oubliée a reçu le Prix littéraire du Gouverneur Général (2009) dans la catégorie «études et essais» et le Prix littéraire Émile-Ollivier (2010).